HERÓN

Héron est un artiste à l’univers singulier, installé à la frontière du rap, du rock et de la pop alternative. Véritable créateur d’univers et passionné de musique, il prend le temps de façonner des éléments uniques et des textures sonores riches, où chaque détail de production est pensé pour construire un monde cohérent et immersif.

Sa palette d’influences est aussi vaste que prestigieuse. L’orgue en fond de « Iridescence » évoque l’ampleur architecturale de la production de Kanye West, porté par un rythme nonchalant et contagieux qui rappelle Frank Ocean. Ce mélange fait aussi penser aux Gorillaz, de « On Melancholy Hill » à « Empire Ants » avec Little Dragon : sa couleur vocale trouverait naturellement sa place sur un projet comme Demon Days. L’ambiance générale dégage un parfum de Tame Impala, tandis que son chant et sa façon de poser rappellent Lil Yachty. Un équilibre entre rock et rap, sans jamais choisir son camp.

Côté interprétation, la théâtralité de sa voix évoque Kendrick Lamar. L’instant précis où la voix arrive juste avant le rap a la même tension qu’un 50 Cent s’apprêtant à lancer un classique, et le bounce de l’ensemble n’est pas sans rappeler Tommy Richman. On sent un artiste qui a énormément écouté de rap et qui en comprend profondément la culture.

« Iridescence » concentre ses forces : un refrain redoutablement efficace qui reste en tête, un break porté par les drums, les roulements et les cuivres qui donne une vraie vie à l’instrumental, et un beat switch parfaitement amené, qui garde l’auditeur en alerte jusqu’au bout. Son potentiel créatif brut est évident.

« Iridescence » est le premier single de son prochain album, The Color of Nothing. Un projet à suivre de près, par un artiste découvert via Groover et écouté sur les moniteurs du studio OTOMORECORDS.

Précédent
Précédent

DAX